Crever l’écran

Présentation

Quand j’ai vu le jour, Internet n’existait pas. Quand je serai mort, je vivrai toujours. Je fais partie d’un temps inquiet : un futur augmenté nous est promis, un avenir incertain nous attend.

Nous avons accompagné de notre enthousiasme les balbutiements du siècle neuf, cru à ses promesses. Mais l’humanité tremble d’une révolution comme elle n’en a plus connue depuis qu’elle a fait tomber ses dieux. Il y avait un avant, nous voici dans l’après. Au seuil d’un monde liquide et interconnecté.

Le royaume numérique a colonisé les territoires intimes. Il repousse la mort, il défie la vie. En ce palais des glaces, la présence s’efface dans l’omniprésence. Entourés de transparences trompeuses, oublieux du réel, grisés de ce qui lui fait écran, nous vivons. Asservis et virtuellement heureux.

Pourtant, nulle joie ne peut se feindre durablement. Alors retrouver l’homme, se souvenir de ce qu’il était, surveiller ce qu’il devient. Ne pas craindre ce qu’il sera. Au poète de se glisser dans la vigie des mots.

Un recueil qui, sans nostalgie ni technophobie, interroge la révolution numérique pour mieux voir ce qu’elle fait de nous. Paru le 6 mai 2019 aux Editions Empreintes. ISBN 978-2-940505-36-4

 

Rencontres passées

· 27 juin 2019, 18h, lecture et présentation à la Librairie Albert le Grand de Fribourg, en compagnie d’Alain Rochat.

· 5 juin 2019, 18h, lecture par Claude Thébert et présentation à la Librairie Le Parnasse de Genève, en compagnie d’Alain Rochat.

· 11 mai 2019, 14h-15h30, dédicace à la librairie Payot de Vevey.

· 5 mai 2019, vernissage au Salon du livre de Genève. 12h-12h45, rencontre sur la Place Suisse autour du thème Ecrans dystopiques. 13h-15h, dédicace au stand des Editions Empreintes.

· 6 avril 2019, 13h40-14h, lecture au Marché de la poésie, Fondation Bibliomedia, Lausanne.

 

Echos

· Critique d’Aurélien Maignant sur le site Viceversa Littérature. => «Avec beaucoup de talent, dans une langue aussi riche qu’épurée, Crever l’écran se donne comme le récit d’une transformation, d’une liquéfaction de soi où l’on se réjouit de rencontrer, sans moralisme, certaines des questions les plus cruciales du monde contemporain. Une expérience poétique à faire de toute urgence.»

· Critique de Nina Brissot dans Le Régional du 10 octobre. => «Un recueil qui se lit facilement et se reprend tout aussi facilement.»

· Rencontre avec Thibaut Kaeser dans L’Echo magazine du 4 juillet. => «Thierry Raboud n’est pas de ceux qui marchent tête baissée le nez dans ce cercueil virtuel de 10×5 cm. «Remuer ciel/Se taire.» Sa poésie retrouve le chemin du silence grâce à sa densité. Celle-ci est une épure sensorielle, une vibration de réfractaire, un acte de foi agnostique dans une vie qui nous fuit.»

· Critique de Jean-Dominique Humbert dans le Coopération Magazine du 13 août. => «Dans sa phrase qui interroge le monde d’aujourd’hui dans ses écrans superposés, pas de nostalgie passéiste. Mais une énergie qui résonne, une présence en alerte, et en espoir, et qui grimpe dans la sonorité de ces pages.»

· Critique de Matthieu Corpataux dans le 8e numéro de la revue La Cinquième saison. => «Crever l’écran s’est débarrassé de tout ce qui semblait accessoire afin de densifier ses mots sur une machinerie aussi importante que négligée en poésie: l’ordinateur

· Sélection sur le blog Un poème pour la route du quotidien La Croix, le 25 juillet. =>

· Critique d’Anne Pitteloud dans Le Courrier du 19 juillet. => «Thierry Raboud convoque ici la langue poétique pour se réapproprier ce réel qui défile…»

· Critique d’Eric Bulliard dans La Gruyère du 27 juin 2019. => «Nulle nostalgie, mais des mots lucides posés sur le monde tel qu’il va, sur la perte de repères et de liens humains, dès lors qu’ « on ne s’habitue jamais / au regard d’une vitre »»

· Critique de Julien Burri dans Le Temps du 18 mai 2019. =>  «C’est le regard en décalage d’un jeune homme par ailleurs présent sur les réseaux sociaux, au fait des nouvelles technologies, mais qui sait parler de l’intérieur, d’une autre voix (celle de la poésie), à rebours des idées reçues…»

· Entretien avec Antonio Rodriguez sur le site poesieromande.ch. =>

· Critique d’Aurélie Lebreau dans La Liberté du 4 mai 2019. =>  «Jouant élégamment avec les mots, le poète convie le lecteur à une passionnante interprétation.»

· Critique de Céline Prior dans Terre & Nature du 6 juin 2019. => «Comment mieux décrypter notre temps qu’en se prêtant à son propre jeu, tout en montant que peu de mots peuvent dire beaucoup? Telle est la force de ce premier recueil…»

· Entretien dans l’émission Versus-Lire d’Espace 2, à l’invitation de Marlène Métrailler. =>

 

L’auteur

Né en 1987, Thierry Raboud est journaliste culturel et développe en parallèle une pratique artistique où dialoguent littérature et musique. Crever l’écran est son premier recueil de poèmes.